Performance énergétique
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Production de chaleur
Le choix de la méthode de production des faibles besoins en chaleur encore nécessaires après les mesures précitées dépendra de la solution retenue à propos du chauffage urbain. Elle se fera quoiqu’il en soit à l’aide de chaudières au rendement le plus élevé possible.
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Ventilation et récupération de chaleur
Des bâtiments étanches à l’air nécessitent une ventilation hygiénique efficace. Celle-ci inclura systématiquement la récupération de la chaleur par échange entre l’air extrait et l’air neuf. Elle conduira à des besoins très faibles en chauffage, par la valorisation des calories produites par la simple utilisation du bâtiment (éclairage, appareils, personnes, … ) En été, le refroidissement nocturne par ventilation naturelle sera privilégié. De plus, l’air neuf introduit dans les immeubles cheminera au préalable par des puits canadiens et gagnera ainsi quelques calories solaires stockées dans le sol ou se rafraîchira selon la saison. Ces gaines seront enterrées en profitant des travaux de terrassement des constructions neuves.
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Isolation
L’enveloppe (façades, toitures, dalles) sera parfaitement isolée et étanche à l’air, afin d’éviter au maximum les déperditions vers l’extérieur. Les ponts thermiques seront évités, les châssis seront choisis en fonction de leur niveau d’isolation. On veillera pour le choix des matériaux isolants à trouver le juste compromis entre nouvelles technologies, respect de l’environnement et de la santé, tant au niveau de l’utilisation du bâtiment que du chantier.
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Implantation
Les bâtiments seront implantés et orientés de manière à favoriser les apports solaires l’hiver et à éviter les surchauffes l’été. Les espaces de services, de préférence orientés au nord, joueront le rôle de tampon thermique pour garantir aux espaces de vie le meilleur ensoleillement, aussi bien pour les gains solaires qu’au niveau de la lumière naturelle. L’emplacement des ouvertures vitrées poursuivra les mêmes objectifs.
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Solaire voltaïque
Les grandes surfaces des toitures les plus élevées, lorsqu’elle ne sont pas utilisées, serviront à des installations de production d’électricité, qui seront gérées de manière centralisée pour alimenter les espaces publics et locaux communs.
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Solaire thermique
Les bâtiments publics situés aux alentours de la chaufferie centralisée seront équipés de panneaux ou tubes solaires thermiques qui préchaufferont le réseau collectif de chaleur.
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La géothermie
Peu connue chez nous, cette technique qui consiste à capter profondément (>1000m) la chaleur de la terre n’émet aucune substance polluante, est exploitable localement et est indépendante des variations climatiques. La création d’un quartier exemplaire serait une opportunité de développer en Belgique ce savoir-faire particulièrement adapté au chauffage urbain, comme en Suisse principalement, mais également en Suède, Norvège, Italie et Allemagne entre autres. Cette hypothèse est bien entendu à étudier avec l’appui de spécialistes.
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La chaudière à bois
Le bois est une source d’énergie totalement renouvelable, valorisant l’exploitation forestière locale et ses résidus et présentant un cycle du CO2 fermé (le CO2 émis à la combustion est recapté lors de la croissance des forêts). Particulièrement adapté aux besoins importants en chaleur, la filière bois semble tout indiquée pour ce type de projet, comme d’ailleurs dans les exemples français étudiés dans le cadre de ce travail (Lyon Confluence et Les Berges du Lac de Bordeaux).
La présence du canal constitue en outre une opportunité intéressante pour l’acheminement du combustible, sous forme de pellets ou briquettes. -
Réseau urbain de chaleur
Quelque soit la technique de chauffe utilisée, la production de chaleur à grande échelle offre toujours un rendement beaucoup plus élevé que dans le cas de chaudières isolées. De nombreux exemples à travers le monde de chaufferies centralisées pour tout un quartier ont montré leur efficacité tant au point de vue écologique qu’énomique. La chaleur produite collectivement est ensuite simplement acheminée vers les bâtiments via un réseau enterré.
Une fois le réseau mis en place, n’importe quel type de chaudière peut être installé, les techniques les plus innovantes pouvant même se combiner afin d’obtenir les calories nécessaires aux besoins de tout le quartier. Plusieurs hypothèses, qui ont fait leurs preuves dans le cadre de projets comparables, sont envisagées. -
La cogénération
Appropriée pour les demandes importantes de chaleur, la cogénération qui combine production de chaleur et d’électricité à meilleur rendement que les productions séparées, est également une possibilité. Elle
permettrait de remplir les besoins en chaleur des bâtiments à travers le réseau et de fournir l’électricité nécessaire, par exemple, à l’éclairage public. Le combustible à utiliser reste à définir : gaz naturel, bois, biogaz (cf. chapitre «Gestion des déchets»),… (les biocarburants sont écartés à cause de la surface démesurée nécessaire à leur culture).
